Le fin fond du Pérou – Partie 1

Notre tourbillonnant tour du Pérou est maintenant terminé; j’écris ce post du confort de notre appartement à Mexico City (et aussi très content d’être de retour en Amérique du Nord!). À la fin de mon post précédent (voir ici ), nous avions tout juste sauté dans le bus de nuit de Bolivia Hop depuis Copacabana, Bolivie, vers Cusco, Pérou. Le passage de la frontière prenait place dans une petite ville poussiéreuse au bord du lac, appelée Kasani. Nous étions avec un groupe d’environ 30 backpackers, et nous avons été conduits par nos guides (un Bolivien et un Péruvien) comme un troupeau de moutons, de l’immigration bolivienne au bureau d’immigration péruvienne. Vous devez littéralement marcher à travers un no-mans land pour y arriver, mais il n’y a pas de clôture, et les chiens errants s’y promènent à leur guise, les chanceux.

Une fois les formalités complétées, nous nous sommes empilés dans un gigantesque autobus à deux étages qui nous amènera jusqu’à Cusco, plus de 500 km plus loin. Ces autobus sont fabriqués au Brésil pour voyager sur les énormes distances nécessaires pour arriver n’importe où en Amérique du Sud. Pourquoi nous n’avons pas des bus comme ça à la maison, pour les longs trajets, je ne comprendrai jamais. Il y a 57 luxueux sièges inclinables dans l’autobus, et une section VIP en bas. Pour une raison inconnue, tous les backpackers sont allés en haut, alors nous avions la section VIP à nous seuls pour la première partie du voyage vers Puno. Les sièges étaient en cuir, et s’inclinaient presque horizontalement, un peu comme en business ou première classe d’une bonne compagnie aérienne. Il y avait une TV avec un film, alors les enfants étaient aussi divertis, et je suis juste resté assis à regarder le soleil se coucher sur le lac. Nous sommes arrêtés à Puno, une petite ville plutôt sale, aussi sur le lac, pour souper dans un restaurant de pizza, qui était pas mal bonne. Après nous sommes retournés où l’autobus devait être, pour réaliser qu’il était parti. On nous a informés qu’il était allé chercher d’autres passagers, et à notre déception, nous n’avions plus la section VIP juste pour nous. Bon, de toute façon, c’était le temps de dormir.

La plaza de armas, vide à 6:30 am

Les sièges étaient moins confortables après y avoir passé 6 ou 7 heures, mais nous avons quand même réussi à attraper un peu de sommeil. Avant qu’on ne s’en rende compte, notre guide nous disait de ramasser nos choses, car on était arrivé à Cusco. Il n’était même pas encore 5 am. La compagnie d’autobus avait arrangé des taxis pour nous amener dans la vieille ville (impossible d’y faire passer cet autobus), et nous sommes arrivés à notre hostal pas longtemps après et avons sonné à la porte. C’était noir à l’intérieur, et nous nous demandions où nous irions si personne ne nous laissait entrer. Les enfants avaient l’air d’une paire de zombies – ils n’ont pas apprécié se faire éjecter du confort de leur bus à 5 am pour se retrouver dans l’air froid. Cependant, après quelques minutes inquiétantes, une lumière est apparue, et nous avons tous soupiré de soulagement. On nous a laissé entrer, et même si notre chambre n’était pas disponible, on a pu s’installer sur les canapés dans la salle commune. Ils nous ont même donné des couvertures, c’était gentil.

Nina devant un mur inca

Pas longtemps après, cependant, le personnel a commencé à arriver et à préparer le déjeuner sur la mezzanine juste au-dessus de nos têtes, et c’était la fin de notre nuit. Autour de 6:30 am, nous sommes sortis voir si nous pouvions trouver une place ouverte pour un petit déjeuner de bonne heure. Nous étions prêts de la plaza principale, alors nous sommes partis dans cette direction voir ce qu’on allait y trouver. Pas mal tout était fermé, alors nous nous sommes promenés autour de la plaza, qui était vide sauf pour quelques danseurs se pratiquant pour les célébrations à venir du Festival inca du Soleil (Inti Raymi). Nous ne nous doutions pas que ce serait le seul moment qu’on aurait d’apprécier la plaza tranquillement. C’était mardi, et la fête principale était prévue pour samedi.

Les rues pavées de Cusco

Nous étions les premiers en ligne au Starbuck à 7 am (c’était la seule place ouverte), et avons eu les habituels cafés et pâtisseries trop chers pour notre premier déjeuner. Ensuite, nous sommes retournés à notre hostal, et on nous a montré notre chambre – un donjon sans fenêtre, bien placé à côté de la bruyante salle à manger/ corridor principal. Mais ça ne nous dérangeait pas – tout ce que nous souhaitions c’était un lit pour s’étendre.

 

 

 

La fête commence…

Nous avons eu deux jours à Cusco avant de nous diriger vers le Machu Picchu (MP). Assez de temps pour explorer! On a marché beaucoup autour de la ville, qui semblait devenir plus occupée à chaque heure qui passait. Les touristes arrivaient par hordes, et pas seulement des gringos, mais des locaux également. Nous avons refusé de payer le billet trop cher qui vous donne accès à plusieurs attractions, et à la place avons choisi de visiter quelques musées plus petits, comme le Machu Picchu Museum, qui nous a rendus impatients de visiter MP. La ville elle-même est très charmante autour de la plaza de armas. Il y a plein d’étroites rues pavées, et de bâtiments incas bien rénovés (maintenant des hôtels de luxe), un gazillion de magasins de souvenirs, cafés, boutiques vendant n’importe quoi en alpaga. Cet endroit est beaucoup, beaucoup plus dirigé vers le tourisme que n’importe où nous sommes allés en Bolivie ou Argentine. La preuve en étant les troupeaux d’alpagas de la mort, tous habillés, et prêts à embusquer les touristes innocents pour leur prendre dix ou vingt Soles en échange d’une photo. Je rigole, mais nous en avons été victimes nous même à Copacabana, LOL! (voir la photo ci-dessous).

Quelles bêtes sauvages!

Pour échapper à la folie de la place principale, il y a beaucoup d’endroits où vous pouvez vous réfugier, comme le Mercado San Blas, le marché à ciel ouvert qui semble assez authentique. Vous pouvez aussi marcher vers le haut de la colline (ce qui est assez difficile malgré que l’on soit acclimaté à l’altitude) pour avoir une jolie vue sur la ville. Une attraction que l’on a visitée et qui en vaut la peine même si c’est très touristique est les ruines de Qurikancha – où les conquistadors espagnols ont bâti une église par-dessus un temple inca, dont on voit encore les murs. Le savoir-faire des Incas doit être vu pour être cru.

Mur inca à Qurikancha

Nos deux jours à Cusco ont passé très vite, et avant que l’on ne s’en rende compte, le temps était venu de partir pour notre aventure au MP… Restez branchés pour Partie 2: Édition spéciale Machu Picchu!

 

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